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Article paru dans Ouest France – 30 Mai 2017

 

Santé. La start-up nantaise i-SEP révolutionne l’autotransfusion

i-SEP développe la technologie de l’autotransfusion peropératoirei-SEP développe la technologie de l’autotransfusion peropératoire.

Par Élisabeth BUREAU.

i-SEP vient de lever 1,23 million d’euros auprès de Go Capital et de cinq business angel pour mener bien sa phase clinique. Et va passer de 7 à 9 salariés à Nantes.

Le principe de l’autotransfusion

L’autotransfusion peropératoire est une pratique courante qui consiste à récupérer le sang épanché du patient au bloc opératoire, le traiter, pour lui administrer ensuite. Cette pratique est utilisée chaque année en France au cours de 250 000 à 300 000 chirurgies.i-SEP, créée en 2015 et implantée à Nantes, est une jeune entreprise innovante qui développe cette nouvelle technologie. À la différence que, vis-à-vis des solutions disponibles, elle apporte au patient ses globules rouges mais aussi ses plaquettes.

Brevetée dans 15 pays

i-SEP a été co-fondée par trois associés : Francis Gadrat, médecin anesthésiste, Bertrand Chastenet, ancien manager et consultant dans l’industrie pharmaceutique et conseiller du commerce extérieur de la France, et Sylvain Picot, fondateur de Biom’Up. Ce dernier explique que « La technologie est aujourd’hui brevetée dans 15 pays du monde. Même si nous en sommes encore à la phase clinique, il faut protéger l’ensemble avant la commercialisation pour aller très à l’export lors du lancement sur le marché. »Depuis ses débuts, la start-up a démontré sa capacité à développer un auto-transfuseur assurant notamment une qualité de sang bien meilleure que celle proposée par les acteurs actuels et à obtenir un démonstrateur prêt à être industrialisé, tout ceci en seulement 18 mois.

1,2 million d’euros levés

L’entreprise vient de finaliser une levée de fonds d’un million d’euros auprès de Go capital, son partenaire historique. Et de 230 000 € auprès d’investisseurs privés de l’Ouest. « Cette levée de fonds va permettre de finaliser les développements techniques, d’assurer l’industrialisation de l’auto-transfuseur avec différents partenaires solides, et d’initier avant la fin de l’année les premiers essais cliniques en vue d’un marquage CE fin 2018 et d’un lancement commercial en 2019. Elle sera complétée par une campagne de crowdfunding qui vient d’être lancée sur la plateforme spécialisée Wiseed, » complète Sylvain Picot.

De 7 à 9 salariés

Les bureaux de la start-up sont installés dans l’immeuble biotech près de la place de la République mais ils utilisent les laboratoires de l’école vétérinaire ou de l’établissement français du sang avec qui elle a une collaboration étroite. Elle mène aussi des travaux collaboratifs avec plusieurs hôpitaux afin d’adapter la solution au plus près de la pratique des médecins anesthésistes-réanimateurs.i-SEP emploie déjà sept personnes et va embaucher deux nouveaux collaborateurs pour mener à bien cette nouvelle phase. Il est prévu qu’elle dure moins de deux ans. À l’issue de laquelle, la phase de commercialisation commencera.

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