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Article paru dans DM Mag – 1 mars 2019

I-Sep  innove dans l’autotransfusion

Par Thomas Petit-Bourg  |   |  272  mots

La medtech nantaise vient d’obtenir plus de 3 millions d’euros d’aide institutionnelle pour développer sa technologie.

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La technologie d’autotransfusion d’i-Sep permet de récupérer du sang en phase périopératoire.

Lauréate du programme Investissements d’avenir, i-Sep va pouvoir mobiliser 3,5 millions en aide et avance remboursable provenant de ce programme et du Fonds européen de développement régional (Feder).

Nous allons pouvoir finaliser le développement de notre technologie d’autotransfusion innovante et franchir les barrières cliniques nécessaires à la commercialisation », explique Sylvain Picot, président d’i-Sep.

Chaque année en France, 300 000 interventions chirurgicales font l’objet d’une autotransfusion. Mais la technique de lavage de sang par centrifugation « comporte l’inconvénient majeur d’exclure les plaquettes nécessaires à la coagulation », observe Sylvain Picot. Sa start-up développe un procédé de filtration permettant de récupérer du sang en phase périopératoire. La nouvelle technologie d’i-Sep, brevetée dans treize pays, est le fruit de huit années de recherche du Dr Francis Gadrat, anesthésiste-réanimateur au CHU de Bordeaux, sur la filtration tangentielle. Cette méthode de séparation membranaire constitue une alternative à la centrifugation.

Un marché de 300 millions d’euros.

Les douze ingénieurs, biologistes et biochimistes ont collaboré avec les services d’anesthésie-réanimation des CHU de Nantes, Bordeaux et Rennes, ainsi qu’avec l’Etablissement français du sang (EFS). La start-up nantaise a d’abord validé la preuve de concept en 2016, puis procédé aux essais techniques sur banc expérimental en laboratoire, et conduit des essais sur des animaux il y a deux ans.

Ces 3,5 millions d’euros nous permettent de franchir une étape supplémentaire », observe Sylvain Picot.

En effet, i-Sep va pouvoir entamer des essais cliniques durant le deuxième semestre 2019 avec, en ligne de mire, un marquage CE à l’horizon 2020-2021. Le marché de l’autotransfusion visé représente 300 millions d’euros.

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